30 JANVIER : TABLE RONDE SUR LES VIOLENCES ÉCONOMIQUES

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Colloque ECVF – 30 janvier 2026 : Table ronde III – 14h – Economie

« Les élues aux côtés de la société civile, contre les violences économiques »

Le 30 janvier, Cristina Lunghi a participé à une table ronde consacrée aux violences économiques, organisée par l’Association des Élues Contre les Violences faites aux Femmes à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.

Les témoignages de femmes victimes de violences conjugales ont profondément marqué cette journée. Leurs récits ont montré la gravité des situations vécues, mais aussi combien les pouvoirs publics ont encore beaucoup à faire pour prévenir, protéger et accompagner efficacement. Ces paroles ont rappelé que les violences s’inscrivent souvent dans la durée et qu’elles prennent des formes multiples.

Les violences économiques, bien que moins visibles que les violences physiques, sont tout aussi déterminantes. Elles concernent en réalité une très grande majorité de femmes : inégalités salariales persistantes, plafonds de verre, carrières discontinues, temps partiels contraints, retraites inférieures… Autant de mécanismes structurels qui fragilisent l’autonomie financière et peuvent enfermer dans des situations de dépendance.

Lors de la table ronde, Cristina Lunghi a détaillé ces différentes formes de violences économiques, en montrant qu’elles s’inscrivent dans un continuum d’inégalités professionnelles. Elle a également apporté des éléments de solution concrets : transparence salariale, audits réguliers des écarts de rémunération, responsabilisation des employeurs, renforcement des mécanismes de contrôle et d’accompagnement.

Ce fut également une occasion particulièrement enrichissante d’entendre Sigrid Gérardin, représentante de la Confédération générale du travail (CGT), faire un point précis sur l’état d’avancement de la transposition de la directive européenne sur la transparence des salaires. Les échanges ont souligné combien cette directive constitue un levier structurant pour réduire les écarts de rémunération et prévenir les situations de vulnérabilité économique.

Cette journée a rappelé avec force que l’égalité professionnelle n’est pas seulement un enjeu de justice sociale : elle est aussi un outil majeur de prévention des violences. Renforcer l’autonomie économique des femmes demeure une priorité essentielle pour construire une société plus sûre et plus équitable.

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