11 FÉVRIER : AI SUMMIT – UN AN APRÈS, AUX MINISTÈRES SOCIAUX

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Le 11 février, Cristina Lunghi a été invitée à témoigner aux Ministères sociaux, aux côtés d’entreprises engagées dans le label GEEIS AI, un an après l’AI Action Summit.

Cette rencontre a permis de dresser un bilan des avancées réalisées depuis le lancement des travaux autour des 7 principes de la Charte IA Inclusive portée par Arborus, et d’identifier les défis qui demeurent.

Un an après, des progrès concrets sont visibles. Le nombre de signataires de la Charte internationale pour une IA inclusive a augmenté. Des entreprises se préparent activement aux audits. On observe également une montée en maturité dans l’évaluation des processus intégrant de l’intelligence artificielle, notamment dans les domaines RH.

Mais les défis restent importants.

Le premier est culturel et organisationnel : faire le lien entre les ressources humaines et les directions des systèmes d’information. L’IA inclusive demeure un concept difficile à appréhender. On confond encore trop souvent l’outil technologique et l’inclusion. Or, l’inclusion ne réside pas dans ce que fait la machine, mais dans l’effet qu’elle produit sur les personnes.

Le dialogue entre RH et DSI ne va pas de soi. Il doit être structuré, gouverné, piloté. Formation, sensibilisation, comités dédiés : rien ne se met en place spontanément. La gouvernance de l’IA nécessite une approche transversale et une responsabilité clairement identifiée.

Le deuxième défi concerne la mixité femmes-hommes dans les environnements technologiques. Cette question reste sensible et dépasse le seul cadre de l’entreprise : elle renvoie à des enjeux culturels et sociétaux plus larges.

L’avancée la plus significative observée concerne l’évaluation. Les entreprises comprennent désormais qu’elles doivent mesurer pour progresser. Les processus RH intégrant de l’IA doivent être analysés sous l’angle croisé de la performance et de l’inclusion. Dans certaines organisations engagées, des décisions automatisées ne peuvent plus être prises sans validation humaine, et la traçabilité des choix algorithmiques devient une exigence structurante.

Ces entreprises ont besoin de tester, corriger, documenter, s’améliorer avant d’aller vers l’audit. Le témoignage de Yan Pataki, DRH France de Sodexo, a illustré de manière concrète cette dynamique de progression.

Le Club de la Charte pour une IA Inclusive a lancé deux commissions pour traiter de deux sujets majeurs qui concernent l’IA :
– une commission dédiée au recrutement,
– une commission Smart City / Smart Building.

Dans le cadre de la commission Smart City / Smart Building.un appel à projet a été lancé : https://charteia.arborus.org/commission-smart-city-smart-building/

Quatre trophées viendront valoriser des initiatives démontrant que l’IA peut améliorer concrètement la vie quotidienne : mieux se déplacer, mieux habiter, mieux consommer, mieux vivre ensemble.

Par ailleurs, Arborus collabore avec Human Hall, département de recherche de l’Université d’État de Milan, afin de développer un dictionnaire sémantique destiné aux grands modèles de langage, dans l’objectif de proposer un cadre d’apprentissage plus juste et plus respectueux.

Cette journée a confirmé qu’une IA inclusive ne se décrète pas : elle se construit. Elle exige méthode, gouvernance, évaluation continue et coopération entre les acteurs publics, privés et académiques.

Une conviction s’impose : pour qu’une vision devienne réalité, il faut mesurer, auditer, améliorer — et valoriser celles et ceux qui s’engagent concrètement. C’est à cette condition que l’innovation technologique pourra pleinement servir l’humain et contribuer à une transformation durable et responsable de nos organisations.

Voir le programme :